Shani Bru, le visage des Vibrations urbaines 2018

Étudiante en licence 3 de sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) à l’université de Bordeaux, Shani Bru fait partie des meilleures skateuses françaises. Elle est cette année l’égérie du festival des Vibrations urbaines qui aura lieu du 30 octobre au 4 novembre sur le campus de Pessac. Portrait d’une sportive libre et déterminée.

  • 12/10/2018

Shani Bru © F. Delouvée / Ville de Pessac Shani Bru © F. Delouvée / Ville de Pessac

A 20 ans, Shani Bru porte haut les couleurs de la scène skate féminine hexagonale. Tombée dans le « bowl » il y a un peu plus de cinq ans, la jeune fille ride depuis de skate parks en contests internationaux. Une progression très rapide qui lui a valu en 2015 le titre de championne de France.

Bergeracoise d’origine, Shani Bru grandit dans une famille de sportifs. « Mes parents et ma petite sœur de 16 ans sont triathlètes. Ma mère a même été championne de France. A la maison, tout le monde s’entraîne tous les jours » raconte la jeune fille. Au triathlon, elle préfère la gymnastique qu’elle pratique assidûment jusqu’à la construction du skate park de Bergerac où elle accompagne sa bande à la sortie du collège, munie d’une vielle planche qui appartenait à sa mère. Elle y rencontre Alex qui pratique le skate en compétition. Il devient son copain et son coach. « J’ai très vite accroché avec ce sport, ce style de vie, cet environnement. Le skate laisse de la liberté et permet d’exprimer ce que l’on ressent, de faire ce que l’on veut même si cela demande beaucoup de rigueur et de concentration. Il y a un côté artistique dans cette pratique » explique Shani Bru.

« Staps, c’était ça ou rien »

Après son bac, elle s’inscrit en faculté de Staps et s’installe à Bordeaux. Un choix d’études évident. « C’était ça ou rien, le seul parcours dans lequel je pouvais m’épanouir » déclare la jeune fille. Grâce au dispositif sportif haut niveau de l'université de Bordeaux, Shani peut adapter son emploi du temps et continuer à skater de façon intensive. « Une aide inestimable» selon l’étudiante,  sans laquelle elle n’aurait jamais pu mener de front ses études et sa passion. Une grande chance. Membre de l’équipe de France depuis 3 ans, seule fille à représenter la catégorie « bowl », Shani Bru a fait le tour pro des championnats du monde, a été successivement championne puis vice-championne de France, et vice-championne d’Europe en 2017.

Une expérience qui l’a fait beaucoup progresser. Elle prépare aujourd’hui les qualifications pour les jeux olympiques de 2020 à Tokyo. Une opportunité exceptionnelle de participer à cette grand- messe du sport international et la première fois pour le skate, devenue officiellement discipline olympique en 2016. 

Tête d’affiche des Vibrations urbaines

Adepte du festival des Vibrations urbaines depuis longtemps, Shani Bru a accepté d’en être l’égérie cette année et est fière de prêter son image à ce bel évènement. Attendue en Chine pour le championnat du monde au même moment, elle ne pourra malheureusement pas y participer. Puis ce sera sous le soleil de Californie « un spot de skate incontournable » que Shani et Alex partiront s’entraîner. « En France nous manquons d’infrastructures d’envergures regrette Shani. Lorsque je suis à Bordeaux, je vais au skate park sur les quais, à Darwin, à Lacanau ou sur la côte Basque, mais rien à voir avec les équipements américains ! »
Un programme serré  jusqu’à 2020 car Shani aussi souhaite poursuivre ses études afin de devenir professeur d’EPS.

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